Bouddhuck à donf, notez bien que cet homme mixe
avec un plâtre
Philou, très en forme, même si perso je l'ai trouvé un peu palôt
Benefik attendant son tour, prêt à percer quelques tympans
"P'tain plus que 30 secondes et j'ai toujours pas trouvé ce que je vais jouer après"Pour tous les aventuriers en herbe, voici LA règle essentielle de tout bon voyage qui se respecte :
Ton passeport tu oublieras
Je devais partir le vendredi 28 septembre, et comme vous pouvez vous en douter, je ne suis jamais parti le vendredi 28 septembre. A cause, à la base, d’un oubli de passeport… mais la suite vaut
d’être racontée.
Arrivée à Roissy Charles de Gaulle, il est 8h45, mon avion doit partir à 11h30. Au moment de présenter mon passeport à l’hôtesse qui s’occupe d’enregistrer bagages et passager, je réalise que je
tiens entre mes mains le passeport de Gaëlle… Horreur et damnation ! Seul salut à cette situation pour le moins désastreuse, faire un aller-retour marathon CDG – Montrouge / Montrouge – CDG
en à peine 2 heures, avant la clôture des enregistrements. Les Parisiens comprendront à quel point la situation est délicate, et pour les autres, sachez que Montrouge est au sud ouest, quand
l’aéroport est au nord est. Le moindre embouteillage sur le périphérique, et c’est foutu.
Je saute dans un taxi avec ma mère qui nous accompagnait, et nous fonçons de concert vers mon futur ex-domicile où se trouve mon passeport. Le début se passe bien, le chauffeur du taxi semble
avoir compris toute la détresse qui nous habite et frôle avec héroïsme les 140km/h sur l’autoroute. Malheureusement, Paris étant Paris et la scène se déroulant un vendredi matin en pleine heure
de pointe, nous nous retrouvons coincés dans un bouchon, et nous avons tout le temps de réaliser que la situation est bien pire sur le chemin du retour. On arrive à Montrouge au bout d’1h10 de
trajet, et nous décidons de faire le trajet du retour en RER pour éviter les bouchons qui se trouvent sur l’autre moitié du chemin.
Nous voici tout haletants au guichet du RER, en train de demander 2 tickets à la demoiselle de la RATP, quand celle-ci nous annonce qu’il y a un mouvement de grève SNCF et que tous les RER sont
bloqués à Gare du Nord. Le destin s’acharne. Gaëlle me téléphone toutes les 10 minutes, affolée comme il se doit, et chacun réalise en silence et sans vouloir l’admettre à voix haute que ça y
est, c’est foutu, je ne partirai pas comme prévu et il me faudra attendre et payer un nouveau billet (1500 € tout de même).
Sur le chemin du retour en RER, en attente de régulation du trafic vers Châtelet (…), je reçois un appel hilare de Gaëlle, laquelle visiblement sous le coup d’une euphorie libératrice m’annonce
que le vol Osaka – Nouméa, dernière étape de mon parcours, est annulé. Le temps que l’idée fasse son chemin dans mon cerveau au bord de l’apoplexie et je me rends compte que :
-non seulement je n’aurai à repayer mon billet car l’agence de voyages s’occupe de me trouver un nouveau départ
-mais en plus, si j’avais eu mon passeport comme prévu, mes bagages et moi-même serions partis, et j’aurai été bloqué à Osaka pour une durée indéterminée.
Pour vous situer le contexte, j’ai appris hier encore que les vols Osaka – Nouméa n’étaient toujours pas rétablis. Certaines personnes nous ont fait le récit de 4 jours passés sur place à
poireauter sans savoir quand ça allait se décanter, bref j’ai évité l’enfer de peu.
La morale de l’histoire ? Il faut parfois savoir faire confiance à son irresponsabilité naturelle, et accepter le risque d’oublier son passeport. Morale qui m’a valu le sobriquet de
« petit con » de la part de ma mère qui a pris 10 ans en quelques heures. La pauvre… Merci encore de ton soutien :-)
Vous voulez savoir la suite ? Gaëlle aussi a eu à souffrir de ces annulations de vol, mais passant par une compagnie finlandaise pour son premier vol, elle n’est pas pu remettre son départ à
plus tard, et est partie le dimanche 30 septembre à 12h20 comme convenu, sans trop savoir ce qui l’attendait une fois au Japon. Fort heureusement, elle a pu obtenir un vol Osaka – Tokyo, puis un
bus pour l’aéroport de Tokyo Narita, et c’est avec surprise que je l’ai vu débarquer dans ma salle d’embarquement, pour finir son trajet dans le même vol Tokyo – Nouméa que le mien ! Une
chance dans nos malheurs… Cela lui aura tout de même valu une attente de 8 heures à l’aéroport d’Osaka.
Quant à moi, j’ai fini par partir le dimanche 30 septembre à 23h30, mais n’ayant pas pu enregistrer mes bagages avant 19h, j’ai du attendre à Roissy Charles de Gaulle, seul. Soit 12 heures
d’attente avant de décoller vers Tokyo, que j'ai mis à profit pour prendre quelques photos tout à fait inintéressantes, et que je tiens à partager avec vous car il n’y a pas
de raison que je sois le seul à m’être royalement emmerdé.
Enjoy.
Chariots et ligne de fuite
Le pied fantôme de Charles de Gaulle
Un bon petit déjeuner pour bien commencer la journée (!!?)
Le soleil se couche sur le Japon
Shopping in Tokyo Narita Airport
Quand est-ce qu'on arrive...?
Aéroport de Nouméa, terminus !
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